De la guerre

mai 2008

Bertrand BONELLO
France - Inédit - 2h10 

 SELECTION Quinzaine des Réalisateurs

À la suite d'une expérience troublante, Bertrand, la quarantaine, se laisse entraîner par un homme dans un lieu isolé et utopique.
Il y rencontre Uma, une charismatique italienne, qui prône le plaisir permanent.
Mais aujourd'hui, atteindre le plaisir est une guerre. Bertrand se laisse alors doucement aller et décide de devenir un guerrier.




Bertrand Bonello est né en 1968. C'est par les sentiers de la musique qu'il est venu au cinéma. Son premier long métrage, “Quelque chose d'organique” (1998), est présenté au festival de Berlin dans la section Panorama. Après deux autres longs métrages et un court métrage présentés dans différentes sections de Cannes, il sort en 2007 “My New Picture”, un album accompagné d'un film.
Films :
2007 - “My New Picture” (cm)
2005 - “Cindy: The Doll Is Mine” (cm)
2003 - “Tiresia”
2001 - “Le Pornographe” (The Pornographer)
1998 - “Quelque chose d'organique” (Something Organic)
1997 - “The Adventures of James and David” (cm)
1996 - “Qui je suis” (doc)

“Je ne me suis jamais posé de questions sur la musique ? c'était comme mon bain amniotique. Avec le cinéma, en revanche je me suis posé beaucoup de questions, car il n'y a rien de naturel dans ma relation au cinéma. La musique ne s'explique pas ; au cinéma, tout peut s'expliquer. On peut parler de cinéma, en discuter... Parler de musique, c'est beaucoup plus dur.”
Bertrand Bonello



Aanrijding in Moscou (Moscow, Belgium)

mai 2008

Christophe VAN ROMPAEY
Belgique - Inédit - 1h42

SELECTION Semaine Internationale de la Critique 
Matty, mère de trois enfants heurte le camion de Johnny sur un parking. Une relation tout d’abord houleuse voit le jour entre le jeune camionneur et la mère de famille quarantenaire.
Mais petit à petit, ces deux là apprennent à se connaître, à se reconnaître et à s’aimer.
Par petites touches délicates, le réalisateur dresse le portrait d’un couple attachant que tout devrait pourtant séparer. et d’une famille recomposée. Il peint surtout un beau portrait de femme qui retrouve au fil du film une place qu’elle avait perdue.




Christophe Van Rompaey, né en 1970, commence sa carrière comme premier assistant réalisateur dans de nombreux courts et longs métrages, comme “Man van Staal” de Vincent Bal ainsi qu'“Alias et Team Spirit” de Jan Verheyen. Il réalise deux courts durant ses études au Brussels RITS movie
academy (“Zap” et “Façade”). Après son diplôme, il réalise trois courts métrages qui suscitent l'intérêt par leur style visuel : “Grijs”, “Ex.#N°1870-4” et “Oh, my God”. Il réalise pour la télévision “Team Spirit ? the series”, la
série comique “Halleluja” et quelques épisodes de “Vermist”. “Aanrijding in Moscou (Moscow, Belgium)” est son premier film.



Bunny Chow

avril 2008

John BARKER
Afrique du Sud - Inédit - 1h35

Festival des 3 Continents

Montgolfière d’argent et prix d’interprétation masculine pour les trois acteurs - Festival des 3 Continents

Bunny Chow raconte le voyage chaotique et parfois ridicule de trois comiques, l’espace d’un week end. Joey, un musulman croyant mais indécis, Dave un plongeur crédule et naïf, et Kags un arrogant coureur de jupons, se mettent en route pour Oppikoppi, lieu du plus grand festival de rock d’Afrique du Sud. Bunny Chow est certes le nom d’un plat melting-pot, partagé par les protagonistes du film lors de déjeuners en commun, mais le terme vaut aussi comme une métaphore d’une société sud-africaine où cohabitent entre friction et harmonie des ethnies, des cultures et des langues, autant de manières de vivre différentes.

Né à Durban en Afrique du Sud, John Barker a fait des études de graphisme. Il a débuté dans le cinéma comme monteur et ensuite comme cadreur et graphiste. Il a d’abord réalisé des pastilles pour Channel O avant de tourner des clips, tout en écrivant et en réalisant des
courts-métrages. John Barker a également travaillé sur de nombreuses émissions pour la télévision, notamment The Pure Monate Show, et a réalisé Blu Cheez (2003), le premier faux documentaire musical de l’Afrique du Sud. Bunny Chow (2006) est son premier long-métrage.


"Des personnes de religion et d’ethnie différentes qui vivent ensemble est une réalité, surtout à Johannesburg, cependant le cinéma sud africain ne reflète pas cette réalité."
John BARKER



L’année où mes parents sont partis en vacances

avril 2008

De Cao HAMBURGER
Brésil - 2007 - Durée 1h45

Nombreux prix dans de nombreux festivals dont 30th São Paulo Film Festival, Divercine Uruguay, Santo Domingo Film Festival …




Brésil, 1970, la coupe du Monde de football bat son plein et le régime politique se durcit. C’est dans ce contexte chaotique que les parents de Mauro, 12 ans, décident de « partir en vacances ». En réalité ils fuient la dictature et confient leur fils à son grand-père. Celui-ci n’est pas au rendez-vous et Mauro est recueilli par la communauté haute en couleur du quartier juif de Sao Paulo. L’été de tous les dangers devient celui de tous les bonheurs.








Né en 1962 à São Paulo, Cao Hamburger tourne une série de courts métrages en super 8 et réalise plus de 200 clips publicitaires entre 1982 et 1985. Il est aussi auteur de livres et de séries pour enfants.
L’année où mes parents sont partis en vacances est son deuxième long métrage. Son premier long Castelo Rà-Tim-Bum (1999) a été salué par le jeune public. Il a beaucoup travaillé pour la télévision et a notamment dirigé des séries pour les enfants pour TV Cultura et a obtenu plusieurs prix à travers le monde. En 2004, il a réalisé une des saisons de La Cité des Hommes pour TV Globo.
Plus récemment, il a travaillé sur la série Filhos do Carnaval (2006), produite par HBO.


« Cet événement [la Coupe du Monde de football] permet d’instaurer au premier plan du récit une émulation collective. En revanche au second plan, le contexte politique crée une atmosphère oppressante et tendue. C’est la duplicité et l’ambiguïté de cette situation qui m’intéressaient ; la contradiction des sentiments, d’un côté la joie, de l’autre la terreur d’un régime et surtout rappeler la tragédie que nous avons tous vécue à cette époque.»




L’an 01

mars 2008

Jacques DOILLON
France – 1972 – 1h30

 

 

La guerre sans la guerre ! Une révolution nouvelle, universelle, est enclenchée un beau matin par tous ceux qui en ont assez : à l'heure dite, on arrête tout et on se met à réfléchir, à vivre ! Les gouvernements affolés se demandent comment mettre fin à ce mouvement tandis que les hommes d'affaire se suicident en masse ...

 

 

Après plusieurs courts métrages,Jacques Doillon se fait connaître en 1972 avec son premier long métrage L'an 01. Deux collaborateurs de prestige, Jean Rouch et Alain Resnais viennent tourner chacun une séquence. En 1974, Les doigts dans la tête attire l'attention sur son travail. Lorsque Maurice Pialat décline l'offre de Claude Berri de tourner Un sac de billes, c'est François Truffaut qui suggère au producteur d'engager Jacques Doillon pour mettre en images le best-seller de Joseph Joffo. Après trois ans de silence, il tourne successivement deux films en 1978, La femme qui pleure  et La drôlesse. En 1981, avec La fille prodigue, il aborde avec tendresse le sujet délicat de l'inceste. En 1984, La pirate, film violent dans lequel Jane Birkin joue le rôle d'une femme tiraillée par ses sentiments, divise. Mais Jacques Doillon conserve de farouches défenseurs, comme l'atteste le succès du Petit criminel, plus gros succès commercial de son auteur à ce jour. Jacques Doillon s'affirme comme un fin observateur de l'enfance et de l'adolescence, prismes de la société dans son ensemble. Le jeune Werther (1992), Ponette (1996), Trop peu d'amour (1998), Petits frères (1999) ou Carrément à l'ouest (2001) sont dans cette lignée. Ses films suscitent encore souvent débat. En 2003, Raja, reprend un thème cher au cinéaste : la rencontre impossible entre des êtres que tout oppose, un séducteur occidental et une jeune marocaine.