De l’autre côté

février 2008


Fatih AKIN
Allemagne, Turquie – 2007 – 2h02

 

Festival de Cannes 2007 : prix du scénario
 

 

Malgré les réticences de son fils Nejat, Ali, qui est veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée d'origine turque comme lui. Mais Nejat, jeune prof d'allemand, ne tarde pas à se prendre d'affection pour Yeter lorsqu'il comprend qu'elle envoie presque tout son argent à sa fille en Turquie, pour lui payer des études supérieures.

Le film de Fatih Akin est une fresque mélodramatique, petit miracle de mise en scène. On y parle d’amour, de mort, de la Turquie, de la Révolution, des conflits de générations en suivant un sextette de personnages. Un film bouleversant.




Né à Hambourg de parents turcs en 1973, Fatih Akin suit des études d'audiovisuel à l'Ecole des Beaux-Arts de Hambourg en 1995. C'est à cette même époque qu'il écrit et réalise son premier court métrage, SENSIN - DU BIST ES!, qui décroche le prix du public au festival du court métrage de Hambourg, avant de signer GETUERKT l'année suivante.
En 1998, il passe au long métrage avec KURZ UND SCHMERZLOS qui remporte le Léopard de Bronze au festival de Locarno et le prix du meilleur jeune réalisateur au festival du film de Bavière.

 « Les six personnages sont en fait des parties de moi-même. (...) J’ai été inspiré aussi par beaucoup de personnes que j’ai rencontrées pendant le tournage de Crossing the Bridge : the Sound of Istanbul, notamment des artistes politiques, des musiciens qui essaient de changer le monde par la musique ». Fatih Akin




Les femmes du mont Ararat

février 2008


Erwann BRIAND 
France – 2007 – 1h25

 

Grand Prix du Festival du film de montagne d'Autrans en 2007

En 1996, au Kurdistan les femmes rejoignent la guerilla kurde du PKK et décident de créer leur propre armée, totalement indépendante de celle des hommes. Le film retrace la vie d'un "manga" de femmes, l'unité de base de la guerilla composé de six combattantes.
En constant déplacement, sans réel autre but que celui de gravir la prochaine montagne, elles guettent un ennemi invisible. Entre manoeuvres militaires et tâches quotidiennes, l'intimité de ces femmes se dévoile peu à peu, révélant, au delà du groupe, les destins individuels. Là où la vie est une question de survie, leur humanité transcende leur condition de soldat et les libère de celle de femme soumise.

Erwann Briand est né en 1971 en France. Après une série de voyages en Europe de l’Est, il s’installe en Pologne où il intègre l’Ecole de Cinéma de Lodz en section mise en scène.
Au contact de cinéastes comme Wojciech Has ou Krzysztof Kieslowski ,il découvre une qualité de regard proche de sa sensibilité.
De retour en France, en 1996, il travaille comme réalisateur et scénariste.

"Je voulais réaliser un film sur des femmes qui prennent les armes. Chez un Kurde, ici en France, il y avait sur les murs des affiches de femmes du PKK; j'ai su alors que j'avais mon sujet. (...)  Je voulais donner une autre image de la femme, en réaction à une photo qui avait été éditée lors de la guerre en Afghanistan et qui montrait une femme en burka. C'est l'image que nous avions alors d'une femme écrasée, victime, muselée. Celles du mont Ararat sont dynamiques, indépendantes, elles prennent leur destin en main."

Erwann Briand

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Le violon

février 2008


Francisco VARGAS
Mexique - 2007 – 1h38

Prix d'interprétation d'Un Certain Regard pour Don Angel Tavira - Cannes 2006

 

Don Plutarco, son fils et son petit fils, musiciens et paysans, participent à la guérilla qui s'oppose au gouvernement. L'armée attaque le village, les rebelles se réfugient dans la sierra, laissant derrière eux leurs munitions. Jouant de son violon comme de son apparence inoffensive, Don Plutarco revient au village ...





Né le 25 avril 1968 à Ixtapaluca (Mexique), Francisco Vargas Quevedo est diplômé d’Art dramatique à l’Institut National des Beaux Arts (Instituto Nacional de Bellas Artes) et de Communication à l’Université Métropolitaine autonome (Universidad Autónoma Metropolitana / UAM).
Il a étudié le cinéma au Centro de Capacitación Cinematográfica, où il s’est spécialisé dans la réalisation et la photographie. Il travaille depuis 1997 en tant que réalisateur et producteur indépendant à la fois pour la radio, le cinéma et la publicité.



« EL VIOLÍN est une protestation d´un Mexique caché, celui des voix étouffées qui finissent par prendre les armes pour se faire comprendre. C´est un film qui soulève des questions restées sans réponse. C’est vraiment étonnant qu’à moins d´un mois des élections présidentielles mexicaine, la violation des droits de l´homme, la marginalisation, la misère de millions de personnes, la répression armée, la carence de démocratie comme de justice sociale soient des thèmes absents des discours politiques de la campagne électorale... »

« Quand j´ai écrit mon scénario, j´ai laissé la place à un double-jeu . D´un côté, le film fait référence à ces situations de conflits et de guérillas qui, pour le spectateur, mènent vers les luttes populaires mexicaines dans la lignée de Zapata et sa revendication « Terre, Justice et Liberté », comme vers celles du Salvador, du Guatemala, du Nicaragua, du Chili, ou encore de la Colombie.  Et d´un autre côté, j´ai construit mon histoire de façon à ce qu´on ne puisse localiser l´histoire ni dans le temps ni dans l´espace. Bien que le film fasse référence l'un ou l´autre de ces événements socio-politiques, l'effort fut de ne s´installer dans aucun d'eux pour pouvoir faire référence à tous, afin de symboliser la lutte du peuple latino-américain dans son ensemble. »
Francisco Vargas Quevedo


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Interdit d’interdire

février 2008


Jorge DURAN
Brésil – 2007 - 1h45

Prix spécial du jury au festival de la Havane (Amérique du Sud)
Primé au festival International de Cinéma de San SebastiánPrix du meilleur film au festival de Biarritz 2006
Prix du jury au festival de Valenciennes 2007 et au festival de Marseille 2007
Prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au festival de Vina del Mar 2006 (Chili)

Projeté le samedi 17 mai 2008 à 00h00 dans le cadre du week-end ados

Trois étudiants Leon, Leticia et Paulo tout d’abord confrontés à l’amour, l’amitié vont se retrouver soudés face à la violence urbaine. Ils vont prendre conscience que dans un pays corrompu , l’on peut abattre un adolescent de sang froid sans être inquiété.

Ce film doit son succès à sa construction rigoureuse, la vivacité des dialogues qui rendent crédibles la prise de conscience des protagonistes face aux problèmes de la vie et de la société.




Né à Santiago du Chili en 1942, Jorge Durán vit au Brésil depuis 1973.  Après des études de théâtre, il écrit de nombreux scénarii. Son travail est salué aussi bien au Brésil qu'à l'étranger.
Il  produit, écrit et réalise le long métrage A Cor do Seu Destino (La couleur du destin) en 1986, qui est sélectionné à la section Panorama du festival de Berlin et remporte des dizaines de récompenses dans des festivals nationaux et internationaux.

Il est coordinateur du Département Scénarii et professeur de Cinéma à l'Université Gama Filho et professeur à l'École de  Cinéma Darcy Ribeiro.


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Le péril jeune

février 2008

Cédric Klapisch
France - 1995 - 1h41

Grand prix du Festival d'Humour de Chamrousse en 1994
Fipa d'Or 1994


1985 : quatre jeunes adultes se retrouvent dans le hall d'une maternité et évoquent ensemble leurs souvenirs de lycée. On se souvient des bons coups, des manifs. Le problème c'est qu'à l'époque, les quatre jeunes en péril étaient cinq. L'esprit de 68 souffle sur ce film.






Cédric Klapisch est né le 4 septembre 1961 à Neuilly-sur-Seine. A l'âge de 23 ans, après une hypokhâgne et une khâgne où il se spécialise dans la philosophie et de courtes études dans une école de cinéma parisienne, il se forme à l'université de New York où il obtient un Graduate Film School Masters of Fine Arts. Il travaille ensuite sur différents tournages avant de se lancer dans la réalisation de ses propres courts métrages. In transit en 1986 lui vaudra d'ailleurs plusieurs prix dans divers festivals (Grenoble, Lille et Clermont Ferrand). En 1992, il réalise son premier long métrage, Riens du tout et connaît la consécration l'année suivante avec Le péril jeune, une commande d'Arte pour sa collection Les années lycée. Sa réputation de jeune prodige du cinéma français est  confirmée avec Chacun cherche son chatUn air de famille, L'auberge espagnole, Ni pour, ni contre et Les poupées russes.