LOUISE-MICHEL

avril 2009

Pays :                                       France

Année de sortie France :       2008

Durée :                                     1h34

Genre :                                     Fiction

Format de projection :           35mm VF

Couleurs – NB :                      Couleurs

Date et heure de projection :     Samedi 23 mai - 15h

Film suivi d’une rencontre :      oui

Réalisation, scénario :         Benoît Delépine & Gustave Kervern

Image :                Hughes Poulain

Montage :            Stéphane Elmadjian

Musique :            Gaëtan Roussel

Interprètes :       Yolande Moreau, Bouli Lanners, Yannick Jaulin, Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Philippe Katerine, Mathieu Kassovitz, Francis Kuntz, Christophe Salengro, Siné, Denis Robert, Miss Ming, Jean-Luc Ormieres, Sylvie Vanhiel, Lemi Cétol

Production :        MNP Entreprise, No Money Productions / Arte France Cinéma

Distribution :       Ad Vitam

                              6, rue de l'école de médecine - 75006 Paris

                              Tél : 01 46 34 75 74

                              contact@advitamdistribution.com

 

 

Une usine en Picardie. Après un plan social, les ouvrières sont sur le qui-vive mais le directeur les convoque pour leur faire un cadeau qui rassure tout le monde : des blouses neuves avec leur prénom brodé. L’espoir revient. Mais le lendemain c’est la consternation : l’usine a été déménagée pendant la nuit et la direction est en fuite. Scandalisées, elles décident de mettre cet argent en commun pour faire "buter" le patron par un professionnel. Louise est chargée de trouver un tueur à gages. Elle va choisir le plus minable de sa génération : Michel. Ensemble, ils partent à la recherche du patron voyou.

 

Prix remportés (non exhaustif) :

Prix du Meilleur Scénario au Festival de San Sebastian 2008

Amphore d’Or au Festival de Quend 2008

 

Les réalisateurs :

Benoît Delépine est né en 1958 et Gustave Kervern en 1962. Ils ont acquis leurs galons en écrivant et jouant des sketchs pour la télévision pendant 15 ans. Le premier a été un collaborateur de la première heure de l’émission les Guignols de l’Info, le second, quant à lui, a débuté en oeuvrant pour le Plein de Super (un programme rock ‘n’ roll). Ils se sont rencontrés il y a 9 ans alors qu’ils travaillaient ensemble sur Groland, une émission libérale qui leur a permis de tester de nouvelles techniques de récit tout en leur permettant de produire des histoires courtes plus complexes. Ils se sont aussi retrouvés sur Toc Toc Toc, une série comique qui leur a permis de rencontrer Maurice Pialat qui les encouragera à se frotter au cinéma. Tourné avec peu de moyens et beaucoup d’humour noir, “Aaltra”, leur premier film, a été sélectionné dans de très nombreux festivals internationaux. En y associant acteurs professionnels et personnages du quotidien, 16 mm et noir et blanc, dialogues écrits et improvisations, ils ont voulu montrer un côté réaliste et instinctif qui manque souvent dans les productions actuelles. Le très bon accueil aussi bien critique que public d’“Aaltra” leur a permis de poursuivre leur collaboration avec “Avida”, une comédie métaphysique, poétique et surréaliste présentée au Festival de Cannes 2006 en Sélection Officielle, hors compétition. “Louise-Michel” est leur troisième film en tant que scénaristes et réalisateurs.

 

« Pour ce troisième film, un personnage nous paraissait refléter parfaitement la symbolique de cette nouvelle histoire : Louise-Michel. Rappelons que celle qui fut surnommée la « Vierge Rouge » s’est battue toute sa vie aux côtés des plus faibles, de la Commune jusqu’en Nouvelle-Calédonie, n’hésitant pas à prendre les armes pour fomenter un attentat contre Napoléon III afin, comme elle le disait, d’« économiser des milliers de vies humaines ». Une femme habitée d’un courage hors normes et qui, jusqu’à la mort, revendiqua sa foi en l’anarchie et sa lutte contre l’injustice. Il fallait au moins deux héros pour incarner une telle énergie et une telle détermination. Dans cette optique, en baptiser une «Louise» et l’autre «Michel» nous apparut logique. Tout comme leur travestissement social, tant il est vrai que pour se battre, Louise-Michel se changeait en homme, allant jusqu’à avouer elle-même « s’être déguisée en femme » pour aller assassiner Thiers ! »

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