EXPOSITIONS VISIONS SOCIALES 2010
mars 2010FEMMES AFRICAINES
Femmes Africaines est une exposition co-réalisée par les Editions de l'oeil et la CCAS dans le cadre de Visions Sociales à partir de photographies de Berry Bickle (Zimbabwe), Pierrot Men (Madagascar, Sergio Santimano (Mozambique), Malick Sidibé (Mali), David Brazier et Andrew Tshabangu (Afrique du Sud), des artistes qui portent un regard singulier sur leur continent et ces millions de femmes africaines.Ces photographies racontent l'énergie, la débrouille, l'argent, la pauvreté, le rêve, la folie, le quotidien et l'extraordinaire, elles racontent l'Afrique et ses femmes.Une exposition autant politique que poétique.
Berry Bickle, artiste polyvalente, est fascinée par les fragments d’une histoire à la fois officielle, personnelle et quotidienne ; elle interroge le spectateur sur les questions de la puissance et des différences entre les sens de la mémoire et de l'histoire.
Autodidacte,Pierrot Men a fait ses premiers pas dans le monde de l’art à travers la peinture ; il essaie de saisir, avec discrétion, l’expression de la dignité du peuple malgache. Il dirige aujourd’hui le Labo photo Mende Fianarantsoa.
Les premiers reportages de Sergio Santimano sont axés sur la guerre et la faim. Free-lance pour l’ONU et des ONG, il rend compte du déminage, du drame des réfugiés.
Malick Sidibé est reconnu aujourd’hui comme l’un des géants de la photographie portraitiste contemporaine ; il se voit attribuer en 2003 le prestigieux prix de la photographie Hasselblad ; il est le premier artiste africain couronné d’un « Lion d’or » d'honneur pour l'ensemble de sa carrière à l'occasion de la 52e Biennale d’art contemporain de Venise.
Photographe indépendant, David Brazier collabore régulièrement à la Zimbabwean Revue avant de fonder en 1996 Wide Angle, un bureau d’études multimédia au sein duquel la photographie occupe une place de choix. Il est attiré par les rituels de l’urbanité africaine.
La photographie d’Andrew Tshabangu est fortement marquée par les aspects sociaux ; il montre l’atmosphère du bidonville de Soweto avec une grande acuité.


"Comment le monde environnant nous est-il montré ? Comment le regardons-nous et le voyons-nous ? Depuis 1983, je réponds à ces questions en créant des œuvres qui sont des « éclairages » qui, ici ou là, dans leur singularité, indexent ou pointent tel ou tel morceau d’architecture ou de paysage. Aux châteaux de Théoule et de La Napoule, des découpes de lumière projetée révèlent l’architecture (façades, tours, piscine, etc.) en contraste avec le ciel nocturne de la baie de Cannes. Chacune d’entre elles peut être saisie par le regardeur sous des angles divers : ceux de l’évènement, de l’acte, de l’objet, du dispositif ou du signe que constitue l’exposition du monde qui nous environne."